
Du 30 au 31 juillet 2026, l’organisation SAD Santé et Développement a organisé un atelier de renforcement des capacités à l’Hôtel de la Plaine de Kamanyola, dans le territoire de Walungu (province du Sud-Kivu). Cette activité s’inscrit dans le cadre du projet HOIFA, mis en œuvre avec l’appui de Together et de Diakonie Katastrophenhilfe, en faveur de la promotion de la santé reproductive et de la protection des femmes et des filles survivantes de violences sexuelles et des violences basées sur le genre (VBG).
L’atelier a réuni 33 membres de la dynamique communautaire issus des aires de santé de Kamanyola, Kashenyi et Mulira, dont 16 femmes et 17 hommes. Les participants comprenaient des Relais Communautaires (RECO), des responsables d’Organisations à Base Communautaire (OBC), des membres des RECOPE, des représentants des Comités Humanitaire de Base (CHB) ainsi que des leaders communautaires.
Renforcer les capacités des acteurs communautaires
L’objectif principal de cette formation était de renforcer la compréhension des membres de la dynamique communautaire sur la Protection contre l’Exploitation, les Abus et le Harcèlement Sexuels (PSEAH), les Violences Basées sur le Genre (VBG) ainsi que les Premiers Secours Psychologiques (PSP).
Au cours des deux journées, les participants ont échangé sur les différentes formes de violences, les principes fondamentaux de la PSEAH, les mécanismes de prévention et de signalement, ainsi que les bonnes pratiques d’accueil et d’orientation des survivantes vers les services spécialisés. Les sessions ont également permis d’améliorer les compétences des participants en matière de premiers secours psychologiques, afin qu’ils puissent apporter un soutien initial approprié aux personnes affectées par des situations de violence.

Le lien entre les VBG, l’EAS et la santé reproductive
L’atelier a également mis en lumière les liens étroits entre les Violences Basées sur le Genre (VBG), l’Exploitation et les Abus Sexuels (EAS) et la santé reproductive.
Les facilitateurs ont rappelé que les violences sexuelles ont des conséquences importantes sur la santé physique, mentale et reproductive des survivantes, notamment les grossesses non désirées, les infections sexuellement transmissibles, les traumatismes psychologiques et la stigmatisation sociale. Une prise en charge rapide, confidentielle et centrée sur les besoins des survivantes est essentielle pour garantir leur accès aux soins de santé reproductive, au soutien psychosocial et aux mécanismes de protection.
Cette approche intégrée vise à permettre aux acteurs communautaires d’identifier précocement les situations de vulnérabilité, de prévenir les violences et d’assurer une orientation efficace vers les structures compétentes.

Un engagement renforcé au service des communautés
À l’issue de l’atelier, les participants ont réaffirmé leur engagement à sensibiliser les communautés, à promouvoir la prévention des violences, à faire respecter les principes de la PSEAH et à accompagner les survivantes vers les services de prise en charge disponibles.
À travers le projet HOIFA, SAD Santé et Développement, avec le soutien financier de Together et de Diakonie Katastrophenhilfe, poursuit son engagement en faveur du renforcement des capacités des acteurs communautaires afin de contribuer à des communautés plus protectrices, inclusives et résilientes, où les femmes, les filles et toutes les personnes vulnérables peuvent accéder à des services de santé reproductive de qualité dans le respect de leur dignité et de leurs droits.
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